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L’archipel d’une autre vie, Andréï Makine, Seuil

12092016

makine

Retour en terre natale pour Andréï Makine puisque L’archipel d’une autre vie vers lequel nous nous dirigeons tout au long de son roman, paru aux éditions du Seuil, nous emmène dans la taïga sibérienne pour une chasse à l’homme qui se terminera sur les rivages du Pacifique.

Cette chasse à l’homme se déroule en 1952, donc pendant les dernières années de la Russie soviétique de Staline, dans un camp de dissidents, ou d’enfants de dissidents, au régime de Moscou.

Nous ne savons pas qui est poursuivi, les différents membres du groupe de cinq poursuivants non plus, et comme eux le lecteur observe la proie de plus ou moins loin. Une proie rusée (fourbe ?!), intelligente (maléfique ?!) qui ne distance pas ses poursuivants, semblant parfois vouloir garder le contact, à tel point qu’on n’est plus sûr de savoir qui surveille qui, ni de savoir qui est le poursuivant et le poursuivi.

La taïga est un lieu dangereux quand on n’en connaît pas les risques, et Pavel le personnage principal, comme les autres membres du groupe, semble bien peu à l’aise dans cet environnement, et il va comprendre que leur chasse sera moins facile que prévu.

D’autant plus que la découverte de l’identité de la proie et la difficulté de l’attraper les ramènent encore davantage vers une rage de plus en plus bestiale devant la peur d’échouer dans cette mission et la peur des réactions des commissaires politiques.

Alors faut-il continuer, complice de ce système dans lequel ils ne sont que des pantins, ou doit-on prendre le risque de la liberté et d’une autre vie ?

Réponse en arrivant dans l’archipel des Chantars…




Craig Johnson à Tarascon

16022015

Un bel événement ce 13 février à la librairie grâce à l’association Libraires du Sud  et la collaboration des éditions Gallmeister : Craig Johnson (himself !) nous a rendu visite pour une rencontre avec ses lecteurs. Santiag, jean, chemise à carreaux et stetson vissé sur la tête, avec sa carrure imposante il nous rappelle forcément l’image de Walt Longmire, le shérif du Wyoming de ses romans.

Évidemment il a été question du dernier opus publié en France des enquêtes (ou de la quête ?…) de Walter Longmire, Tous les démons sont ici,  mais pas seulement. Grâce au questionnement de Didier, le nombreux auditoire présent a pu comprendre ce qui fait de ses polars des romans un peu particuliers : une plus grande attention aux gens et à leur vie. Il nous explique ainsi que dans la ville où il habite, ils sont 25, et que le Wyoming est grand comme la moitié de la France, et qu’il n’y vit que 500000 habitants ; une vie y a peut-être une valeur particulière bien supérieure que dans une mégapole de 10 millions d’habitants. D’ailleurs quand il est allé rencontrer des shérifs pour se faire une idée de ce métier, ce qui est revenu le plus souvent dans la bouche de ces policiers c’est l’expression »my people », mes gens, ceux pour qui ils sont désignés.

Une plus grande attention à la vie des gens mais aussi des influences littéraires nombreuses et très diverses qui ont façonné cet écrivain arrivé sur le tard à l’écriture : les grands noms américains bien sûr, mais aussi la littérature européenne, russe, de Dumas à Dickens en passant par Tolstoï et Dostoëvski, et aussi l’influence de celui dont il était très proche, Tony Hillerman à propos duquel il nous a raconté une anecdote que ceux qui l’ont entendue ne sont pas prêts d’oublier.

Des romans enfin dans lesquels il n’oublie pas les peuples indiens (Crows et Cheyennes) à côté desquels il vit : « parce que nous ne sommes là que depuis quelques centaines d’années et eux depuis des millénaires, ils ont sûrement des choses à nous apprendre. »

Avec humour et simplicité en sus, quoi demander d’autre ?

Une autre rencontre !!!!

008




Inauguration

1122014

180 m², 13000 références en stock, le label LIR décerné par le Ministère de la Culture, des partenariats avec des mairies, avec une dizaine de bibliothèques des environs, et près de 150 personnes qui sont venues nous manifester leur soutien lors de la fête pour le déménagement de la librairie dans des locaux plus spacieux et plus confortables au 60 de la rue de Halles.

Voilà une belle occasion de remercier très sincèrement tous ceux qui ont participé à ce projet, les financeurs comme le Centre national du Livre qui a soutenu ce projet d’agrandissement et surtout les amis et clients venus aider pour les travaux et lors du déménagement  : nous étions près de 50 pour (trans)porter tous les livres et leurs étagères ; je ne croyais pas que nous recevrions un tel soutien. Ce fut sûrement une des plus belles journées de la librairie.

 À présent, le local complètement rénové pourra accueillir des rencontres avec des auteurs alors que  jusque là nous étions dépendants du climat ou de la gentillesse de nos voisins pour organiser des manifestations. Dorénavant, nous avons un lieu bien à nous dans lequel nous allons pouvoir recevoir des auteurs pour les petits et les grands, organiser des lectures, des débats, peut-être même des expositions !! .

 Une nouvelle vie pour la librairie qui a débuté en fanfare puisque des musiciens (merci à eux !!) étaient présents pour manifester aussi leur attachement à la librairie, et  parce que je voulais de la musique pour rappeler que la librairie est un lieu destiné au plaisir. Au plaisir de partager, de s’éveiller, parce que lire c’est découvrir, partager, débattre, rire ou pleurer, c’est titiller les neurones. C’est ça que je veux partager et que nous allons essayer de vous montrer mois après mois.

 Pour avoir une idée de la journée de déménagement allez voir le film préparé ce jour-là : http://vimeo.com/112822253une librairie pleine à craquer







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