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Le quatrième mur, Sorj Chalandon, Grasset

5092013

Nous avions déjà beaucoup aimé le livre de Sorj  Chalandon Retour à Killybegs pour lequel vous n’avez plus aucune excuse de ne pas l’avoir lu puisqu’il vient de sortir en poche.

Après l’Irlande c’est dans un autre pays meurtri par la guerre civile que Chalandon, écrivain-reporter, nous emmène : le Liban, aux pires heures heures de cette guerre qui a ensanglanté le pays pendant des années.

Sam, un metteur en scène français, fils de déportés à Auschwitz, rêve de monter Antigone (celui d’Anouilh) dans ce pays en faisant jouer chacun des rôles par un membre d’une des parties à ce conflit. Malade, il confie cette  « mission » à Georges, un ami nourri d’illusions humanistes,  lui promet de mener à bien ce projet sans savoir dans quoi ni où il s’engage, et à quoi il va être confronté.

Cette folle idée d’apporter du théâtre, de la poésie, pour donner une heure de répit à leurs populations va pourtant progressivement se mettre en place.

Et nous confronter à chaque page à la futilité de l’art face à ce conflit et à ses horreurs. Ou à sa nécessité pour continuer à vivre.

 

 




Confiteor, de Jaume Cabré, Actes Sud (traduit du Catalan par Edmond Raillard)

5092013
Un homme raconte sa vie et à travers le sienne celles de son entourage proche : une mère invisible ou presque, un père cassant et dès les premières lignes, il se demande si « naître dans cette famille n’a pas été une erreur impardonnable ? ».
Enfant prodige, son père veut faire de lui un polyglotte (comme lui faire apprendre l’araméen, c’est vous dire ….) et sa mère, un violoniste virtuose. Entre tous les personnages qui vont faire de ce roman un opéra magnifique, voici donc celui qui va poser la trame de cette histoire. Ce Storioni, un violon de 1764, nous allons le suivre, bien avant sa naissance et  jusqu’au moment où il va se retrouver dans les mains de son père. Grâce à lui, nous allons revivre l’histoire mais l’histoire du mal, du mal absolu depuis l’inquisition jusqu’au camp de Birkenau en passant aussi par la dictature espagnole de Franco.
Jamais hautain bien que continuellement enrichi par une érudition permanente, le livre de Jaume Cabré, merveilleusement traduit, nous envoûte par la précision et la richesse des détails, la complexité de ses personnages devant le doute ou l’amour et nous donne envie, non seulement de le dévorer (775 pages tout de même) mais de replonger dans nos manuels d’histoire et de philosophie pour réapprendre ce que nous avons oublié.
Magistral !!!!!!!!!!!!!!






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